Birdman – Mo Hayder

CVT_Birdman_397Ma dernière lecture c’est le premier livre rédigé par Mo Hayder, ma camarade de lecture Sandra, ne cessait de me pousser à le lire, me vendant des récits durs, sanglants, violents, qui correspondent aux lectures que nous aimons toutes les deux. Je me suis donc lancée en début de semaine dans Birdman, afin de voir si c’est aussi « hard » que ça !

Birdman est le tout début des « aventures » de Jack Caffery, enquêteur londonien, qui va se retrouver face à la découverte de 5 cadavres féminins atrocement mutilés avec une signature très très particulière, abandonnés dans sur un terrain vague.

Immédiatement, le ton est donné, dès la première autopsie on comprend que Mo Hayder a un esprit assez violent, tellement c’est sanglant et dur. J’ai compris que j’entrais dans un genre qui ne fait pas du tout dans la dentelle et qui n’a pas peur de remuer les tripes des lecteurs. Mais j’appréhendais que cela soit ainsi durant les 400 pages et même si j’aime le sanguinaire, je ne voulais pas être débordé par cet aspect.

Se pouvait-il que chaque être humain soit soumis à une épreuve de volonté particulière toute sa vie durant, avec le devoir de l’accepter avec grâce et constance ?

Mais l’investigation heureusement n’est pas uniquement portée ainsi. On découvre un enquêteur assez spécial en la personne de Caffery, hanté par la disparition de son frère, des parents absents et une vie privée qui ne lui correspond pas du tout. Très doué dans son travail, il est attachant car il n’est pas parfait, c’est un homme comme n’importe qui, avec ses forces et ses faiblesses.

Le livre alterne entre chapitre sur l’enquête et des chapitres sur le « gros méchant », on a la sensation de très vite avoir toutes les réponses alors que Caffery ne les a pas. Mais l’esprit de Mo Hayder est bien plus tordu et la vérité est bien plus complexe et vicieuse qu’il n’y parait. Au 2/3 du livre, le rythme change totalement, comme une course contre la montre s’engage et on en arrive à perdre les certitudes que nous avions acquises. Mo Hayder joue avec nos nerfs et avec ceux de Caffery. Plus on avance, plus je me suis dis, « Mais où va s’arrêter l’horreur? »

Elle était aussi rigide qu’un demi-porc à l’étal du boucher.

Sur les derniers chapitres, la plume de l’auteur redevient violente à souhait, j’en suis même venue à la dire que c’était trop pour moi. Une folle envie de savoir, mais aussi de poser le livre pour se remettre de certaines descriptions. Il faut avoir le cœur bien accroché, mais Mo Hayder sait nous tenir en haleine et on ne peut s’empêcher d’aller jusqu’au bout du livre.

 

Nota Bene: Même si j’ai eu du mal a accepter toute cette violence que l’auteure pose dans le livre, je dois admettre que le livre est bon. En revanche, le sujet abordé m’a dérangé, les sévices sexuelles aux femmes dans ce livre c’est très très très particulier. Je lirai volontiers les autres aventures de Jack Caffery, mais je dois admettre que cela ne sera pas pour tout de suite. Mo Hayder excelle dans cet univers il faut l’admettre.

 

Birdman, Mo Hayder, Éditions Pocket, octobre 2001, 7.90€

 

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4 réflexions sur “Birdman – Mo Hayder

  1. Il est dans ma PAL depuis genre 5 ou 6 ans et je n’ai jamais osé me lancer, ayant toujours une lecture à lire avant. Je ne savais pas ce que donnait l’auteure, je ne savais pas que c’était son premier. Je vais le sortir des limbes et l’approcher du bord de la pile. Merci pour ton article !

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