Surtensions – Olivier Norek

P_20170627_164614J’ai fais durer le suspens, sachant que le prochain ne sort pas demain, j’ai pris mon temps pour m’attaquer au dernier bijou signé Norek. L’auteur avait transformé l’essai avec Territoires précédemment alors c’est les yeux fermés que je me suis jetée sur Surtensions. Le capitaine Coste et son équipe m’attendaient de pied ferme et ils ne m’ont pas ménagés.

Dans le cas où vous feriez parti des rares personnes qui n’ont pas lu de Norek ( qu’attendez vous ?!) sachez que vous pouvez lire le tome 3 des mésaventures de cette équipe, mais je vous conseillerez de commencer par Code 93 pourquoi ce priver d’un pareil plaisir.
Pour les autres, soyez rassurés on retrouve tous les « ingrédients » qui nous rendent accro. Le rythme est intense, l’histoire nous saisit dès les premières lignes, les descriptions sont d’un réalisme frappant, rien n’est enjolivé avec Norek, du pur, du vrai et c’est ça qu’on aime…c’est de ça dont je raffole.

L’écriture nous permet de se retrouver à la place des différents personnages, ce qui nous permet de mieux les comprendre et même de s’attacher à chacun d’entre eux, qu’ils soient criminels ou pas (sauf certains je vous assure qu’eux on a juste envie de les ….).

L’auteur renforce encore ce lien que l’on a avec l’équipe de Coste, comme si nous lecteurs nous tissions tout au long des romans une affection et cette dernière est intense dans cet opus. Coste apparaît plus humain que jamais, déterminé à protéger les siens et inversement. Et au final c’est un peu le message de ce livre, ce qu’on est capable de faire pour ceux qu’on aime, pour les protéger.

« Si je lui demandais de se bouffer un bras, il me demanderait lequel. Il ferait tout pour sa famille, on a au moins ça en commun »

L’univers pénitentiaire nous est présenter de la manière la plus sombre, la plus dur qu’on puisse imaginer. Rien avoir avec les reportages TV, la réalité nous est jetée au visage et elle est pas jolie. On ne sait plus qui est à plaindre, les surveillants, les prisonniers… Portrait d’un système qui détruit plus qu’autre chose.

Je me suis attachée à Alex, cette sœur prête à tout pour sortir son frangin de prison, une personnalité un peu à double tranchant, parfois douce et « attendrissante » et parfois tête à claque.

Norek ne lisse rien, il nous propose un récit brut de pomme, ça pique, ça dérange parfois, mais c’est un portrait de notre société. Pourvu qu’il ne cesse point de nous livrer ces histoires, mi fictive et mi réelle ? Lui seul à la réponse, mais c’est un plaisir.

Surtensions, Olivier Norek, Édition Michel LAFON, Juin 2016, 19.95€

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s